Pascal DUSAPIN
Récemment j'ai écrit un concerto pour piano qui se termine de façon un peu déconcertante. Quand le pianiste ne peut plus jouer avec l'orchestre, il est perdu, il se sent totalement abandonné. Le concerto se termine sans se terminer? Je ne connais rien dans ma production où je sois allé aussi loin dans cette direction-là. Jai été fasciné par l'incompréhension que cela a généré. Je me suis dit, aujourd'hui les gens écoutent mais n'entendent pas, et face à des attitudes parfois violentes, j'ai pu dire de façon presque acerbe : " Mais ça vous fait si peur que ce piano vous en donne aussi peu ? Qu'il dégage une solitude aussi immense. "

Extrait / inédit / de l'entretien avec Pascal Dusapin
le 28 novembre 2002 à Paris